Réseau Quetelet

Enquête : La vie deux ans après un diagnostic de cancer - 2012

Producteurs

  • INCa - Institut National du Cancer
  • INSERM - Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale
  • Cnamts - Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés
  • MSA - Mutualité Sociale Agricole
  • RSI - Régime Social des Indépendants

Diffuseur

  • ADISP - Archives de Données Issues de la Statistique Publique

Résumé

Pour assurer une meilleure qualité de vie et organiser un suivi médical adapté pour les personnes atteintes d'un cancer, il est nécessaire de mieux connaître les effets physiques et psychologiques persistant à moyen et long terme, et d'en décrire les conséquences sociales. C'est dans cette perspective qu'a été conçu en France, par l'INSERM UMR 912, sous l'égide de l'INCa, le projet d'une deuxième enquête nationale sur les survivants du cancer à deux ans du diagnostic.

Le choix de considérer la période de deux années après le diagnostic permet de bien situer le champ d'investigation dans le cadre du temps de « survie », c'est­-à-­dire au-­delà de la phase aigüe de traitement, variable selon les localisations mais dans la plupart des cas n'excédant les 12 premiers mois après de le diagnostic. Ce recul de deux ans est également adapté aux taux de survie observés pour un grand nombre de localisations quel que soit le niveau du pronostic (bon, intermédiaire ou mauvais), et permet en particulier de s'intéresser à des localisations à pronostic intermédiaire ou mauvais.

Ce projet s'inscrit donc en cohérence avec l'ensemble des investigations conduites aujourd'hui dans divers pays sur la question de la santé et des conditions de vie des personnes atteintes d'un cancer, mais se positionne aussi dans la continuité de la première enquête nationale française sur ce thème réalisée en 2004 sous l'égide de la DREES.

Cette enquête poursuivait deux objectifs principaux. Le premier objectif relève de l'évaluation du second plan cancer, la réalisation de cette enquête figurant d'ailleurs à ce titre dans les actions prévues pour ce second plan. Le second objectif s'inscrit dans les axes de recherche cités supra : il s'agit de déterminer la nature, la prévalence et la temporalité des facteurs physiques, psychologiques et sociaux susceptibles d'altérer les conditions de vie, la réintégration sociale et la (ré)insertion professionnelle des personnes atteintes d'un cancer deux ans après le diagnostic, sachant que dans cette seconde enquête l'accent a été mis sur la question de la (ré)insertion professionnelle.

Dates de collecte

  • - début : 01/02/2012
  • - fin : 30/06/2013

Pays

France

Couverture géographique

France métropolitaine

Unité d'analyse

Individu

Univers

La population cible est identique à celle visée dans la première enquête nationale de 2004, à savoir, les personnes âgées de 18 ans et plus, pour lesquelles un diagnostic de cancer a été posé deux ans avant le déroulement de l'enquête.

En France, les registres qui répertorient les cas incidents de cancer ne sont pas exhaustifs, aussi bien au niveau de leur couverture géographique que des localisations cancéreuses concernées. Le répertoire des Affections de Longue Durée (ALD) géré par l'Assurance Maladie constitue donc l'unique source nationale de recensement quasi exhaustif des cas incidents de cancer, puisque cette pathologie permet aux assurés atteints de bénéficier d'une prise en charge à 100%, sachant que le système français d'assurance maladie est un système par caisses qui s'appuie sur de nombreux régimes avec une délégation de gestion.

Par souci d'efficacité, seuls les assurés relevant des trois principaux régimes seront considérés pour constituer un échantillon national. Les trois régimes qui gèrent les prestations pour la quasi-totalité de la population française sont : le régime général (Caisse Nationale de l'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés ou CNAMTS), le régime agricole (Mutuelle Sociale Agricole ou MSA) et le régime des indépendants (Régime Social des Indépendants ou RSI).

Pour ce qui est de la restriction des localisations cancéreuses étudiées, le projet d'étude VICAN a limité ses ambitions en opérant un choix raisonné selon quatre critères : la fréquence de la localisation cancéreuse, le taux de survie à deux ans, la spécificité des groupes d'âge concernés et l'intérêt scientifique (état des connaissances dans la littérature médicale internationale, évolution et standardisation des protocoles de soins, augmentation de l'incidence dans certains groupes, influence des inégalités sociales de santé….).

Douze localisations ont été choisies :

· 4 localisations dites de « bon pronostic » (cancer du sein, de la prostate, de la thyroïde, mélanome) ;
· 7 localisations dites de « pronostic intermédiaire » (cancer du colon-rectum, cancer des Voies Aéro- Digestives Supérieures, cancer de la vessie, cancer du rein, lymphome non Hodgkinien (LMNH), cancer du corps utérin et cancer du col de l'utérus ;
· 1 localisation dite de « mauvais pronostic » (cancer du poumon).

Sont donc concernés les assurés sociaux du régime général (CNAMTS), du régime agricole (MSA) ou du régime des travailleurs indépendants (RSI), ayant fait l'objet d'une mise en Affection Longue Durée deux ans avant le début de l'enquête pour un cancer initial concernant l'une des localisations précitées.

Méthode d'échantillonnage

La constitution de la base de sondage a été faite par tirage aléatoire à probabilités inégales. Le plan d'échantillonnage élaboré tient compte à la fois des effectifs souhaités pour chaque strate (par localisation et tranche d'âge, des effectifs et des taux de survie observés dans la population des assurés (données de l'INSEE15, de l'InVS16 et de l'Inca17), et des taux de réponse obtenus lors de la première enquête.

Le plan de sondage est stratifié par âge (deux sous-échantillons 18-52ans / 53-82 ans au diagnostic) et à probabilités inégales dans l'objectif de surreprésenter les localisations cancéreuses les moins fréquentes parmi celles retenues. Il fait appel à une série de projections réalisées à partir de certaines données disponibles :
1. Incidence annuelle par âge et par sexe pour chaque localisation (InVS),
2. Structure par âge et par sexe de la population française métropolitaine (INSEE),
3. Survie après cancer par localisation tous stades confondus au dépistage (INCA),
4. Taux de réponse par localisation obtenus en 2004 (ALD-2004).

L'échantillon 1 réunit des assurés âgés de 18 à 52 ans au moment du diagnostic avec une mise en ALD pour une des 9 localisations considérées dans cette tranche d'âge : sein, peau-mélanome, thyroïde, Colon-Rectum, VADS, Rein, LMNH, Col utérin, poumon.

L'échantillon 2 réunit des assurés âgés de 53 à 82 ans au moment du diagnostic avec une mise en ALD pour une des 11 localisations considérées dans cette tranche d'âge : sein, prostate, peau-mélanome, Colon-Rectum, VADS, Vessie, Rein, LMNH, Col utérin, Corps utérin, poumon.

Nombre d'observations

4347

Méthode de collecte

Les données patients ont été collectées lors d'entretiens téléphoniques selon la méthode CATI (Computer Assisted Telephone Interview).
Les données cliniques et médicales concernant la localisation cancéreuse et la pris en charge spécifique délivrée ont été collectées par questionnaires papiers auprès des équipes médicales désignées par le patient comme étant celles ayant initié sa mise en affection de longue durée (ALD).