Réseau Quetelet

Enquête : Démocratie 2000

Producteurs

  • CEVIPOF - Centre d'Etude de la Vie Politique Française
  • Stanford University Institute for International Studies

Financement

  • National Science Fondation
  • Office of Technology Licensing de l'Université de Stanford
  • SIG - Service d'information du gouvernement
  • FNSP - Fondation nationale des Sciences politiques
  • CEVIPOF - Centre d'Etude de la Vie Politique Française

Diffuseur

  • CDSP - Centre de données socio-politiques

Résumé

Cette enquête réalisée au CEVIPOF en coopération avec l'Université de Stanford est différente des sondages classiques. En effet, ce sondage ne se contente pas d'interroger des personnes sur des principes abstraits comme la liberté, la justice, la tolérance, il les met en scène sous forme de petites histoires : des policiers fouillent deux jeunes suspectés de transporter de la drogue, un maire veut interdire la mendicité dans sa commune, les pouvoirs publics hésitent à autoriser une manifestation qui risque d'être violente, des jeunes musulmanes veulent garder leur foulard sur la tête en classe.

Autre différence par rapport aux enquêtes habituelles, qui posent exactement la même question à tout l'échantillon, cette enquête décline ses petites histoires sous plusieurs versions différentes. Ici ce sont deux jeunes que les policiers fouillent, là ce sont deux jeunes maghrébins. Le maire qui veut interdire la mendicité peut être socialiste, RPR, FN ou sans étiquette. Le petit groupe qui prépare la manifestation est tantôt d'extrême gauche, tantôt d'extrême droite. Autant de paramètres susceptibles de faire varier les réponses dont on cherche à prendre la mesure.

Enfin, si les sondages classiques respectent une stricte neutralité, ce sondage là est interactif. L'enquêteur propose à la personne interrogée des informations, des arguments, tente de la faire changer d'avis soit par la contradiction soit par la persuasion. Soit au total une vingtaine de petites expériences - il y en a aussi sur les OGM, sur l'interdiction des sectes, sur l'enseignement des langues régionales à l'école, sur la parité, sur les centrales nucléaires etc. - réalisées pour la première fois dans une enquête politique. Ces expériences rapprochent les conditions de formation et d'expression des opinions des personnes sondées de celles de la vie réelle. Elles réintroduisent le débat, la discussion, voire le conflit. Ajoutées aux questions classiques, qui permettent de comparer avec les enquêtes antérieures, elles permettent de mieux comprendre ce que signifie la démocratie pour les personnes interrogées tout en testant la solidité et la cohérence de leurs convictions. Elles mettent, au sens plein du terme, la démocratie à l'épreuve.

Dates de collecte

  • - début : 04/05/2000
  • - fin : 27/06/2000

Pays

France

Couverture géographique

France métropolitaine

Unité d'analyse

Individus âgés de 18 ans et plus.

Univers

Population résidant en métropole âgée de 18 ans et plus.

Méthode d'échantillonnage

Enquête administrée par la SOFRES sur un échantillon aléatoire de 2148 personnes représentatif de la population de la métropole âgée de 18 ans et plus.

Le tirage aléatoire, préféré à la méthode des quotas dans le but d’accroître la diversité socioculturelle de l’échantillon, n’a pas permis de corriger la sous-représentation des catégories les moins instruites de la population, plus réticentes à répondre.

La proportion des titulaires d’un diplôme égal ou supérieur au bac dépasse 45% dans notre échantillon alors que d’après les enquêtes Emploi de l’Insee, elle devrait avoisiner les 30%. Ce phénomène se retrouve dans toutes les enquêtes par sondage, quel que soit le mode de construction de l’échantillon. Plutôt que de redresser les données, avec le risque d’introduire d’autres biais, les résultats ont systématiquement été vérifiés à diplôme égal.

Nombre d'observations

2148

Méthode de collecte

L’enquête a été conduite par CATI (Computer-Assisted Telephone Interview, technique d’enquête par téléphone en suivant un script préétabli) sur un échantillon aléatoire de numéros de téléphone tirés à partir d'un fichier France Télécom. Les numéros sélectionnés ont été rappelés jusqu'à dix fois (8 fois dans la semaine et 2 fois le week-end).

Les numéros sélectionnés ont été rappelés jusqu’à dix fois (8 appels en semaine, 2 le week-end). Au foyer la sélection de la personne à interroger a été faite selon la méthode dite de "l'anniversaire" (membre du foyer âgé de 18 ans ou plus dont on a fêté l'anniversaire en dernier).