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Enquête : La socialisation professionnelle des gardiens de la paix 1992-2002 Questionnaire 4

Série

La socialisation professionnelle des gardiens de la paix

Producteurs

  • CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique
  • IHESI - Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure

Diffuseur

  • CDSP - Centre de Données Socio-Politiques

Résumé

Le projet de recherche de Dominique Monjardet et Catherine Gorgeon élaboré au sein de l'Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure avec la collaboration de la Direction du Personnel et de la Formation de la Police Nationale porte sur les modalités, les étapes et le contenu de la socialisation professionnelle des policiers. Il s'intéresse au processus par lequel des jeunes reçus au concours de gardien de la paix « deviennent » policier, c'est-à-dire comment leurs attentes initiales évoluent, comment le métier prend une dimension collective, comment l'identité professionnelle se constitue progressivement. Pour éclairer ce processus de socialisation sont notamment envisagés l'impact de la formation initiale, le rôle effectif de l'année de stage, les attentes professionnelles des jeunes policiers, la culture professionnelle des policiers, le rôle de l'encadrement, les rapports entre la police et la population…

Le dispositif d'enquête repose sur la constitution et le suivi d'une cohorte de gardiens de la paix (121e promotion) qui ont été interrogés à six reprises :
- Q1 : en janvier 1992, lors de leur entrée en école ou en centre de formation (n = 1166)
- Q2 : en septembre/octobre 1992, avant leur départ en stage (n = 1157)
- Q3 : en décembre 1992 et janvier 1993, à la fin de leur scolarité (n = 1109)
- Q4 : en mars/avril 1994, après une année de service et leur titularisation (n = 684)
- Q5 : en mai 1998, après cinq ans de service (n = 610)
- Q6 : en juillet 2002, soit dix ans après leur entrée dans la Police Nationale (n = 530).

La quatrième vague (Q4) se déroule après quinze mois de service actif dans la première affectation, dont la première année en qualité de fonctionnaire-stagiaire. Au moment de répondre à ce questionnaire, les ex-recrues ont donc été titularisées comme gardiens de la paix depuis trois mois. Q4 reprend les thématiques des vagues précédentes (raisons de ce choix professionnel, représentations du métier de gardien de la paix, opinions et attitudes à l'égard de la police, représentations de la loi, de l'ordre, du règlement, du recours à la force et de la hiérarchie, aspirations professionnelles, appréciation de la formation). Elle intègre aussi de nouvelles questions à propos de l'affectation des gardiens de la paix, de leur arrivée dans le service et sur le terrain, de leur travail quotidien et de leur conception du métier.

Pays

France

Couverture géographique

France

Unité d'analyse

Individu

Univers

Gardiens de la Paix de la Police Nationale

Méthode d'échantillonnage

L'échantilllon est constitué de tous les élèves gardiens de la 121e promotion. Il s'agit donc de la promotion entière. Ces élèves sont entrés à l'école en janvier 1992. Ils étaient répartis entre les 7 écoles ou centres de formation accueillant cette promotion : Châtel-Guyon, Chassieu, Fos sur Mer, Nantes, Paris, Sens, Vannes.

Nombre d'observations

684

Méthode de collecte

La dispersion des affectations des gardiens de la paix, comme la variété de leurs horaires de travail, excluaient une passation groupée pour la quatrième vague. Contrairement aux trois premiers questionnaires administrés dans les écoles de police, les questionnaires ont donc été distribués par voie postale. A partir du fichier des affectations, le nombre approprié de questionnaires (anonymes) a été adressé à chacun des services, à charge pour ceux-ci de les distribuer aux intéressés, qui disposaient d'une enveloppe pré-timbrée pour retourner le questionnaire rempli à l'IHESI. Cette procédure ouvre deux voies d'attrition : soit du fait d'une mauvaise distribution du questionnaire, soit du fait d'un faible intérêt porté à l'enquête par le destinataire. La première semble avoir peu joué : les taux de réponse sont comparables entre services. La seconde est inévitable, d'autant que l'anonymat des réponses interdisait de procéder à des relances ciblées.