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Enquête : Enquête fécondité INED-INSERM-INSEE (1987-1988)

Producteurs

  • INED - Institut national d'études démographiques
  • INSEE - Institut national de la statistique et des études économiques
  • INSERM - Institut national de la santé et de la recherche médicale

Financement

  • Ministère chargé de la santé et de la famille
  • Ministère des affaires sociales et de l'emploi
  • INSERM - Institut National de la Sante et de la Recherche Medicale

Diffuseur

  • INED - Institut national d'études démographiques

Résumé

En 1988 et déjà depuis une vingtaine d'années, des transformations considérables étaient intervenues sur de nombreux points concernant la vie familiale : le nombre d'enfants des familles s'était réduit ; de nouvelles méthodes de régulation des naissances avaient été légalisées ; de nouvelles techniques permettaient à des couples autrefois stériles d'avoir eux aussi des enfants. Mais, par ailleurs, le nombre de mariages avaient diminué, en même temps que s'étaient multipliés les couples non mariés et les divorces.

C'est afin de mieux comprendre ces évolutions que l'INED a décidé de réaliser en 1988 l'Enquête sur la Régulation des Naissances (ERN), troisième d'une série consacrée par l'institut aux pratiques contraceptives en France.

La première enquête, réalisée en 1971 auprès de 2890 femmes non célibataires âgées de moins de 47 ans (IE0117 - Aspects culturels et socio-psychologiques de la fécondité française. La diffusion des méthodes contraceptives modernes en France), avait été consacrée principalement aux comportements des couples juste après leur mariage. Celle de 1978 (IE0149 - La contraception en France en 1978), inscrite dans le cadre de l'Enquête Mondiale de Fécondité, avait permis d'interroger 3011 femmes âgées de 20 à 44 ans, de tous états matrimoniaux.

C'est afin d'actualiser les résultats de cette dernière enquête, notamment sur la pratique contraceptive, et d'approfondir certaines questions soulevées alors que l'INED décida en 1988 de mener une nouvelle enquête sur la fécondité.

L'enquête Fécondité INED-INSERM-INSEE (ERN 1988) a donc porté sur les comportements et les attitudes des Françaises à l'égard de la fécondité et de la régulation des naissances. Elle a repris la plupart des thèmes de l'enquête effectuée en 1978, en développant davantage l'analyse des projets pour la constitution de la descendance, et la "biographie contraceptive" des personnes interrogées.

Les principaux objectifs de cette enquête ont donc été les suivants :
a) Mesurer les souhaits des couples pour le nombre de leurs enfants. Le nombre de naissances "accidentelles" avaient beaucoup diminué, mais les jeunes couples avaient-ils pour autant un projet précis quant au nombre de leurs enfants ? A quelle occasion précisaient-ils ou modifiaient-ils leurs projets ? Des questions ouvertes devaient permettre de recueillir la diversité des intentions de fécondité, à différents stades du "cycle de vie".
b) Décrire avec précision les pratiques contraceptives, actuelles et passées, pour lesquelles ce type d'enquête constituait la source presque unique d'information. La contraception avait été autorisée en 1967, par la loi Neuwirth. L'étude des pratiques passées devaient permettre de préciser la date de diffusion des différentes méthodes dans les générations de femmes, au cours des vingt dernières années.
c) Analyser les attitudes à l'égard des diverses techniques de régulation des naissances, motifs de satisfaction et d'insatisfaction, effets sur les arrêts et changements de méthode.
d) Mesurer la fréquence des difficultés à concevoir, des cas de stérilité et de faible fécondité involontaire, sur lesquels l'enquête de 1978 avait apporté une information très intéressante qu'il convenait d'actualiser. Les problèmes pour concevoir étant relativement fréquents (environ un couple sur sept concerné), de "nouvelles méthodes de procréation" avaient commencé à apparaître. Les couples ayant des difficultés pour avoir un enfant connaissaient-ils ces méthodes, et étaient-ils prêts à y avoir recours? Comment ces méthodes étaient-elles jugées, notamment par rapport à l'adoption ?

Dates de collecte

  • Enquête pilote à Lyon - début : 04/06/1987
  • Enquête pilote à Lyon - fin : 22/06/1987
  • Enquête pilote à Nancy - début : 08/06/1987
  • Enquête pilote à Nancy - fin : 25/06/1987
  • Enquête générale - début : 01/1988
  • Enquête générale - fin : 03/1988

Pays

France

Couverture géographique

France métropolitaine

Unité d'analyse

Individu

Univers

Femmes âgées de 18 à 49 ans (au 01 janvier 1988 - recensement 1982) vivant en France métropolitaine

Méthode d'échantillonnage

L'échantillon a d'abord été constitué sur la base d'un échantillon aléatoire de ménages ordinaires, complété d'un échantillon de collectivités (cités universitaires et foyers de jeunes travailleurs).


1) Les ménages ordinaires

L'enquête générale devait porter sur un échantillon d'environ 3500 femmes âgées de 18 à 49 ans (au 1.1.1988), à partir d'un échantillon d'environ 8700 logements représentatifs au plan national. Ce dernier échantillon a été fourni par l'INSEE à partir du recensement de 1982. L'ancienneté du recensement ne permettant pas de retenir directement un échantillon de femmes appartenant à ces tranches d'âge, c'est bien un échantillon de logements qui a été tiré, sans tenir compte des caractéristiques de ses occupants.

L'échantillon provenait :
- d'une stratification par région (21 régions) et taille d'agglomération (6 strates par région) ; les unités primaires étaient les communes;
- d'un tirage en grappe de logements dans chaque unité primaire (unités secondaires).

Dans chaque logement tiré, l'enquêtrice devait, dans un premier temps, demander la liste complète des femmes nées entre 1938 et 1969, puis déterminer la personne à interroger par tirage au sort. Ce tirage a suivi la méthode KISH très simplifiée : en présence de deux éligibles, la sélection reposait sur l'année de naissance et la parité du numéro de fiche-adresse ; au delà, il fallait se servir d'un numéro KISH. Toutes les femmes de 18-49 ans étaient éligibles, sans considération d'état matrimonial et de nationalité. Si le ménage ne contenait aucune femme éligible, il était alors considéré comme "hors champ".


2) Les ménages collectifs

Afin de pallier le risque de sous-représentation des jeunes célibataires (18-25 ans), et spécialement de celles ne vivant pas en ménage ordinaire (déficit observé dans l'échantillon de l'enquête de 1978), un échantillon supplémentaire de 21 cités universitaires et de 15 foyers de jeunes travailleurs a été constitué par l'INSEE de manière empirique, aucun «tirage aléatoire» n'étant possible pour ce type d'établissements.

Nombre d'observations

3183

Méthode de collecte

Après une sélection de la personne à interroger par le biais d'un entretien téléphonique, le questionnaire était posé à l'enquêté en face à face par l'enquêtrice.