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Enquête : Fécondité et conjoncture. Une enquête d'opinion sur la politique démographique. (1978)

Producteur

  • INED - Institut national d'études démographiques

Financement

  • INED - Institut national d'études démographiques

Diffuseur

  • INED - Institut national d'études démographiques

Résumé

L'INED a interrogé, depuis de nombreuses années et régulièrement, un ensemble de Français pour connaître l'état de l'opinion sur les grandes questions démographiques. Trois enquêtes avaient été conduites avant décembre 1978 : en octobre 1974, mai - juin 1975 et novembre 1976.

La situation démographique des années 1970, marquée par une chute de la natalité et une crise de l'emploi qui s'étendait, a incité l'institut à conduire une nouvelle étude concernant les attitudes du public à l'égard des problèmes de population et de politique familiale. A l'époque, le projet de loi que Valérie Giscard d'Estaing considérait comme « l'une des réformes majeures de l'année 1977 » concernait la fusion de l'allocation de salaire unique, de l'allocation de la mère au foyer et de l'allocation de frais de garde en une seule prestation : « le complément familial ». La réforme a suscité d'abord des réserves et puis, l'hostilité.

L'enquête "Fécondité et conjoncture. Une enquête d'opinion sur la politique démographique" a porté sur un échantillon national représentatif de 2540 de personnes. Elle a recherché, par comparaison avec les enquêtes précédentes, si des perspectives de changement se manifestaient dans les dispositions du public.

Son objectif était d'étudier la baisse de fécondité et les incidences de la prolongation du chômage sur la vie familiale. Les chercheurs ont retenu deux critères, concernant les questions abordées. Dans le premier cas, elles avaient déjà été posées sous la même forme dans une des enquêtes précédentes, et l'on pouvait, en les proposant à nouveau, prolonger une série chronologique homogène. Dans le deuxième, il s'agissait d'observer les réactions du public à des problèmes auxquelles des prochaines échéances législatives ou des consultations en cours donnaient une actualité toute particulière, à l'époque, comme par exemple le réexamen de la loi sur l'avortement et la question de l'âge de la retraite.

Dates de collecte

  • Enquête principale - début : 12/1978
  • Enquête principale - fin : 12/1978

Pays

France

Couverture géographique

France métropolitaine

Unité d'analyse

Individu

Univers

Population âgée de 18 ans et plus

Méthode d'échantillonnage

Il s'agit d'une enquête par échantillonnage proportionnel, dite de "conjoncture démographique". Les chercheurs ont utilisé la méthode des quotas.

Trois critères ont été établis :

1) Le sexe : hommes/femmes ;

2) L'âge : 5 groupes - de 18 à 24 ans, de 25 à 34 ans, de 35 à 49 ans, de 50 à 64 ans, de 65 et plus ;

3) La catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence du ménage. Les chercheurs ont distingué 8 groupes :
- agriculteurs : propriétaires, fermiers, métayers, exploitants forestiers, patrons-pêcheurs … ;
- artisans, commerçants, patrons de l'industrie et du commerce ;
- professions libérales, cadres supérieurs : ingénieurs, médecins, professeurs … ;
- cadres moyens : instituteurs, techniciens ;
- employés ;
- ouvriers : contremaître, ouvriers qualifiés, ouvriers spécialisés, manœuvres, personnel du service… ;
- divers : artistes, armée, clergé ;
- inactifs : étudiants, retraités … .

Les quotas ont été calculés par région et à l'intérieur de chaque région, par strate, en utilisant les données du recensement de la population de 1975. Les régions étaient au nombre de cinq : Nord-Est, Nord-Ouest, Sud-Ouest, Sud-Est, Région parisienne. Les strates suivantes ont été retenues : communes rurales, moins de 50 000 habitants, entre 50 000 et 200 000 habitants, plus de 200 000 habitants, agglomération parisienne.

Les enquêteurs ont reçu comme consigne d'interroger une personne par famille, et de choisir celle-ci en fonction de sa propre profession si elle était « chef de ménage », et de la profession du chef de ménage si elle n'était pas elle-même « chef de ménage ».

D'une façon générale, était considéré chef de ménage :
- le PERE, si l'enquêteur interrogeait un "enfant" vivant au domicile de ses parents ;
- la MERE, si l'enquêteur interrogeait un "enfant" vivant au domicile de sa mère célibataire, veuve ou divorcée ;
- le MARI, si l'enquêteur interrogeait une femme mariée, qu'elle eût une profession ou non ;
- toute personne célibataire, veuve ou divorcée, vivant seule, ou ayant un ou plusieurs enfants à charge.

Nombre d'observations

2540

Méthode de collecte

Questionnaire passé en face à face